Il y a encore quelques années, être végétarien ou végétalien en revenait à porter une casquette d’hippie amoureux des papillons et courant tout nu dans les champs. Alors même si un papillon, c’est joli, courir tout nu dans les champs… Ça fait mal. Fort heureusement, avec le phénomène de consommation raisonnée et la mode du véganisme, les stéréotypes commencent légèrement à tomber. Souvent interrogée sur le sujet, l’heure est venue de vous conter mon histoire, pourquoi je suis devenue vegan.

L’enfance et la sensibilisation pour la cause animale –

Au risque de vous surprendre, j’ai commencé à avoir une conscience assez avancée sur le sujet dès le plus jeune âge. La raison ? Avoir assisté au tue-cochon à l’âge de 3-4 ans. Et malgré mon grand âge actuel (ironie quand tu nous tiens), ce souvenir m’habite comme s’il datait d’hier. Quand on dit qu’un cochon crie comme un enfant, c’est vrai. J’ai tout entendu et malgré mes larmes, j’ai tout vu.

Pourquoi je suis devenue vegan

À partir de là, mon univers d’enfant a rapidement pris le dessus sur mon alimentation. Du jour au lendemain, j’ai repoussé l’assiette de chevreuil, ne voulant pas être celle qui dévoré Bambi. S’en est suivie celle de sanglier, une viande que je n’ai jamais vraiment aimé. Tout comme le boeuf et la viande rouge en général, que je refusais d’avaler à la moindre vue du sang. Quant à la viande de lapin, elle a très vite suivie le même chemin. Accro à un livre qui mettait en scène une famille de lapins, faire cuire et croquer les compagnons de mes personnages préférés ne m’emballait guère…

Je n’avais pas encore atteint l’adolescence, que déjà je ne mangeais plus que de la volaille et du poisson… Il faut dire que Nemo n’était pas encore sortie sur nos écrans et que le phénomène Chicken Run m’était complètement passé à côté.

L’adolescence et les enjeux d’une bonne santé –

Hormis le fait d’être déjà perçue comme une illuminée à la corde un peu trop sensible, j’étais plutôt bien dans mes baskets. À un détail près : mes migraines. J’ai grandi avec des maux de tête quotidiens abominables, à engloutir Doliprane après Doliprane. Une histoire qui a pris fin vers mes 20 ans, lorsqu’un beau jour de vacances d’été je ne pu me lever, ni même m’assoir, sans être prise de terribles vertiges et de nausées. Après 72h sous perfusion, le mystère restait entier…

Mais c’était sans compter sur mes talents d’enquêtrice. À la suite d’une lecture sur les allergies au gluten, j’ai gentiment soufflé le mot à mon médecin généraliste. Une prise de sang plus tard, je n’étais pas allergique au gluten. Il me suggéra alors d’arrêter le lactose durant deux semaines, « juste pour voir ».

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Et ce fût le jour où ma vie changea. Les maux de tête quotidiens n’étaient plus qu’un lointain souvenir, mon énergie, souvent au pus bas, était enfin au beau fixe, tout comme mes autres soucis de santé. C’est à partir de là que j’ai commencé à m’intéresser et à me documenter sur les allergies alimentaires et sur l’alimentation d’une façon plus générale. Et j’étais fascinée.

J’avais passé 20 ans de ma vie à absorber des laitages d’origine animale, sans me poser une seule fois la question sur la normalité et l’éthique de ce geste du quotidien, parce que « c’est comme ça ». Parce que dans notre civilisation on mange des yaourts et du fromage, on boit du lait, on étale du beurre sur ses tartines,… Papa et maman le font, papy et mamy aussi et puis, « ça rend les os solides » ! Et si on avait eu tort ? C’est à vous que je pose la question : en tant qu’adulte, consommeriez-vous du lait maternel ? Alors pourquoi du lait de vache ?! D’autant plus que nous sommes la seule espèce à consommer du lait toute notre vie… Les faits parlent d’eux-mêmes : le corps humain n’étant pas fait pour ingurgiter du lactose (le sucre du lait), en Asie plus de 90% de la population y est intolérante ou allergique, la consommation en lait étant là-bas très faible, contre seulement 5% en Europe et Amérique du Nord. Merci la mutation du corps humain… Ou pas tellement, puisque les pays les plus consommateurs en produit laitiers, sont aussi les pays avec les taux d’ostéoporose les plus élevés. Alors pour « des os solides » on reviendra !

L’âge adulte et l’éveil pour la cause environnementale –

Puis arriva l’âge adulte, celui où l’on commence à regarder au delà de son nombril… Parfois. Durant quelques années, j’ai oscillé entre végétarisme, véganisme et le fameux poisson/volaille. Par goût et par dégout, par envie et par conviction. Mais plus je prenais connaissance des conséquences de notre régime omnivore (à l’occidentale) sur la santé, plus ces dernières grandissaient. Et malgré mon implication sur le sujet, le déclic, celui qui ne me fit jamais revenir en arrière, fût pour une tout autre raison et repose en un seul mot : Cowspiracy.

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Pour ceux qui l’ignore, Cowspiracy est un film documentaire disponible mondialement sur Netflix, qui s’intéresse à l’impact de l’agriculture animale sur l’environnement. On y découvre l’implication des lobbying, le manque de positionnement des associations environnementales (Greenpeace et Surfrider en ligne de mire) et bien évidemment des chiffres alarmants, reflets d’une triste réalité déjà trop installée… En voici un échantillon :

  • 80% de la Forêt Amazonienne a été détruite à cause de l’élevage.
  • Une année sans utiliser de papier permet de sauvegarder 8,5 arbres, contre 3 432 pour une année sans boeuf.
  • Un simple hamburger nécessite plus 2 500 litres d’eau, soit l’équivalent de 32 douches.
  • Une ferme de 2 500 vaches laitières produit autant de déchets qu’une ville de 411 000 habitants.
  • L’agriculture animale est la principale cause des émissions de gaz a effet de serre, à hauteur de 51% contre 13% « seulement » pour le secteur des transports.
  • Près de 3 millions d’animaux sauvages (ours, chevaux sauvages, loups, coyotes, singes, … Tout y passe quand il faut de la place) sont abattus chaque année pour les besoins de l’agriculture animale.
  • Toute les heures, l’agriculture animale est responsable de plus plus de 6 millions d’animaux tués.
  • Être vegan le temps d’un repas permet d’économiser près de 4 200 litres d’eau, de sauvegarder 30 mètres carrés de forêts et l’équivalent de 10 kilos d’émission de CO2.

Désormais sensibilisée sur le sujet, je ne compte plus le nombre de documentaires et de livres que j’ai parcouru et ce sentiment d’injustice et de trahison qui ne cesse de grandir en moi. Je ne veux pas être de ceux qui se sentiront coupables face aux regards accusateurs des générations à venir, je souhaite vivre en paix avec l’environnement et moi-même, ce tout que l’on nomme « nature ». C’est pourquoi, je suis devenue vegan.

À très vite folks !

PS : j’expose ici mon expérience personnelle, mes valeurs et mes convictions. Je ne suis personne pour imposer quoi que ce soit à qui que ce soit. Je crois en la liberté et l’éducation de chacun, alors amis omnivores venus de terre que je nommerais Extrême Omnivorie, je respecte votre vision, merci de respecter la mienne, citoyenne de Veganie.

 

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