Si vous me suivez sur Instagram ou Facebook, vous n’êtes certainement pas sans savoir que ça y est, mon PVT au Canada a officiellement commencé ! Depuis le 06 octobre, je me trouve enfin sur le territoire canadien et si vous me pensiez à Vancouver, vous faîtes erreur puisque c’est finalement à Montréal que je suis. Pourquoi un tel changement et surtout, pourquoi un tel changement de dernière minute (quasi littéralement parlant) ?! Je vous dit tout !

Avant toute chose, sachez que les points évoqués ici n’engage que moi. Si mes propos peuvent en aider certains à y voir plus clair, alors j’en suis ravie. Mais comme toujours, nous sommes tous différents, tous construits sur des expériences aussi riches et variées les unes que les autres, ce qui peut donc s’avérer être vrai dans mon cas, peut s’avérer être faux pour une personne différente. En d’autres termes : à chacun son PVT !

La difficulté du logement –

Contrairement à la France, que ce soit sur le plan professionnel ou au sujet de l’immobilier, les canadiens publient leurs offres au dernier moment avec les mentions « disponible tout de suite », « urgent », ou encore, « à pourvoir le plus vite possible ». Face à cette différence avec notre chère patrie, j’ai commencé mes recherches de logement sur Victoria et Vancouver seulement 3 semaines à l’avance. Et quand bien même, c’était bien trop tôt. Mais cela m’aura en tout cas permis de me rendre compte de la dure réalité du marché de l’immobilier en Colombie-Britannique : très peu d’offres pour énormément de demandes.

Une saturation du marché ayant pour conséquence des loyers exorbitants, faisant de Vancouver la ville la plus chère du Canada. Un fait dont j’avais connaissance, mais ce n’est qu’en y étant confronté que l’on s’en rend vraiment compte. Des sous-sols à 800$, des salons séparés par un rideau pour faire office de chambre à plus de 1000$… En plus de ne pas vendre du rêve, en tant que pvtistes, 99% du temps on ignore tout de notre situation professionnelle à venir, alors s’engager tout de suite dans un loyer à plus de 1000$…

Après deux semaines de recherches sans réponse et sans résultat concret, c’est à trois jours du grand départ que le coup de grâce fût donné en tombant sur un article de presse. Ce dernier évoquait une pétition voulant interdire les propriétaires de Colombie-Britannique de refuser des locataires avec des animaux. Car oui, non seulement il est difficile de trouver un logement en Colombie-Britannique, mais si en plus vous êtes accompagné d’un Médor ou d’un Félix, c’est mission impossible. Ayant recueillis plus de 10 000 signatures en quelques jours à peine, les propriétaires s’en donnaient à coeur joie dans les commentaires, avec des arguments aussi insensés et inhumains que « vous avez un animal, assumez et ne venez pas ici », « je ne veux pas de poils sur ma moquette », « les animaux sont bien mieux en refuge que chez moi », « ma maison, mes règles ». Il ne m’aura fallut que quelques minutes pour me rendre compte qu’à Vancouver, l’argent semble être roi au détriment de beaucoup. Et ne souhaitant pas laisser mon chat à l’autre bout du monde durant deux ans, ma décision était prise, je n’irais pas m’installer en Colombie Britannique. Mais où irais-je ?

Montréal, La Cité Lumière –

Durant mes recherches de logement, il m’arrivait de temps à autres à jeter un coup d’oeil sur Montréal, « juste pour voir ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on était loin des sous-sols de Vancouver à 800$ ! Appartements lumineux, souvent refaits à neuf, parquet au sol, etc. pour la modique somme de 500$ environ. Parfois 300 et quelques, parfois 600. Mais comme je l’ai dit, ce n’était que pour jeter un oeil

Ce n’était pas sans compter sur mon attirance grandissante pour celle que l’on nomme aussi l’Amsterdam de l’Amérique du Nord. Plus je découvrais des vlogs et des blogs, plus j’avais envie de découvrir Montréal, ses cafés, sa gastronomie, son côté très arty, ses ruelles avec ces maisons si typiques aux escaliers tordus… Et pis, Montréal c’est le Québec, le Canada comme on l’imagine vu de France, avec ses québécois, ses cabanes à sucre, son sirop d’érable et sa poutine. Tant de raisons qui ont fait que d’un simple coup d’oeil, j’ai commencé à contacter des collocations…

Et je ne regrette en rien mon choix ! Après avoir changé mon vol le 03 octobre et être arrivée le vendredi suivant, le 06 octobre, le lendemain je visitais déjà une collocation et le dimanche, j’apprenais être l’heureuse élue ! Date d’emménagement prévue pour le 1er novembre. Je résiderais en plein coeur de Montréal, dans le Mile-End, à deux pas du Plateau et pour la modique somme de 500$ et en compagnie d’une colloc’ québécoise, de son chat et bientôt du mien ! Que demander de plus ? Certainement des bottes de neige. Les 0 degrés hivernaux de Vancouver, s’étant soudainement transformés en -30°C montréalais…

À très vite folks ! (devrais-je dire « à tantôt » comme ils disent ici maintenant ?!)

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